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Ma découverte de l’empathie selon la Communication NonViolente

Qu’est-ce que l’empathie selon la Communication NonViolente (CNV)

L’empathie en Communication NonViolente (CNV), consiste à écouter attentivement l’autre dans ce qu’il vit et à accueillir ses sentiments et ses besoins. Il s’agit d’offrir pleinement sa présence à l’autre, d’être curieux de ce qui est vivant en lui.

Empathie selon la CNV
Offrir à l’autre sa présence

Voici quelques habitudes d’écoutes qui ne sont pas de l’empathie au sens de la Communication NonViolente (CNV) :

  • sympathiser, c’est-à-dire épouser la cause de l’autre en lui donnant raison,
  • dramatiser,
  • minimiser,
  • fuir la conversation, changer de sujet,
  • investiguer, questionner,
  • proposer des solutions, conseiller,
  • consoler, rassurer,
  • interpréter, analyser,
  • raconter sa propre histoire,
  • donner de l’empathie à une tierce personne,

Je vous invite à voir les vidéos de Christophe Vincent (lien) sur le sujet qui complèteront mon propos.

Et vous, vous reconnaissez-vous dans ces habitudes d’écoute ? Pour ma part, je suis plutôt du genre à sympathiser, à investiguer et à proposer des solutions.

Ma première compréhension de l’empathie

« Ah oui, donc l’empathie, c’est trouver le sentiment et le besoin de l’autre, comme une devinette en fait ! », se disait la part de moi « qui-a-tout-compris-à-la-CNV » (voir mon premier article – lien).

Je vous laisse imaginer un peu les dialogues que ça peut donner, comme ici avec mon conjoint (mon meilleur cobaye) :

Lui, en train de se battre avec la plomberie : « Rhaa, il fait ch… ce robinet à la c… à toujours fuir ! » (oui, « Lui » parle avec beaucoup de points de suspension),

Moi, en train d’essayer de trouver son besoin pour lui offrir de l’empathie : « Est-ce que tu es énervé parce que tu as besoin de fiabilité et de simplicité ? »,

Lui : « Euh… Tu peux arrêter ça avec moi c’est gênant… »,

Moi, en pensée : « Encore un qui n’assume pas ses sentiments… ».

Bref, vous voyez un peu la catastrophe communicationnelle ?

Ma seconde compréhension de l’empathie

Lors d’un premier stage d’approfondissement sur l’empathie, j’ai retenu en synthèse que l’empathie c’était :

  • écouter l’autre pendant quelques minutes sans rien dire, puis,
  • commencer à accrocher son discours en répétant certains de ses mots pendant quelques phrases, puis,
  • lorsqu’il a fini de parler, lui refléter son sentiment et son besoin.

Autrement dit, comment appliquer une recette toute faite tel un automate. Cela renforçait ma croyance que, l’empathie, c’est trouver le sentiment et le besoin de l’autre.

Restée un peu sur ma faim à l’issue de cette formation, je décide d’en suivre une autre avec un formateur différent.

Au cours de la première matinée, je donne tout ce que j’ai pour trouver les sentiments et les besoins des binômes à qui j’offre ma super écoute empathique ultra performante ! Avant de passer à table, j’entends le formateur dire tout bas en parlant du groupe : « C’est bien mais ils cherchent encore trop le besoin ! » QUOI ? Mais c’est pas ce qu’on est CENSÉS faire ?!

Je suis perdue !

Enfin, la découverte de l’empathie

De retour du repas, nous nous installons de nouveau par binômes pour nous offrir chacun à tour de rôle une écoute empathique. Le but de l’exercice est d’écouter l’autre un moment avec sa tête (ce qui apporte compréhension et clarté sur la situation), puis avec son cœur (ce qui permet de se relier aux sentiments de l’autre), et enfin avec son ventre ou son « hara » (lien – qui permet de se relier aux besoins de l’autre), sans que cela ne soit perceptible à l’extérieur.

J’écoute donc ma binôme qui raconte une situation pour laquelle elle a besoin d’empathie (tête, puis cœur). Au moment même où je passe à l’écoute avec le ventre, elle s’arrête brusquement dans son récit, et me dit qu’en fait, ce qui est vivant là maintenant en elle, c’est autre chose. Elle raconte alors une autre situation et se met à pleurer. Je suis sidérée par la synchronicité de l’évènement, touchée par son authenticité et bouleversée par la puissance de l’échange que nous vivons.

Lorsque vient mon tour de parler, je me mets à raconter ma situation, avant de m’arrêter net, de sentir l’émotion monter en moi avec une puissance inouïe, et pleurer à mon tour. Ma binôme me dit qu’elle aussi, à ce moment précis, écoutait avec son ventre.

Une qualité de connexion

Je ressors bouleversée et transformée de cette formation sur l’empathie. J’ai pu goûter le temps d’un week-end à l’empathie et découvert ce qu’elle n’est pas, c’est-à-dire jouer à la devinette du besoin de l’autre. J’ai pu avoir un aperçu de toute sa finesse, de sa complexité et surtout de sa puissance.

Aujourd’hui, il m’est difficile de vivre une telle qualité de connexion dans mon quotidien. Les raisons sont variées : c’est parfois parce que je n’en ai pas les moyens, que j’ai peur que l’autre ne veuille pas d’une telle connexion ou bien d’être maladroite.

Alors, j’essaie de m’entraîner par petites touches, avec mon binôme d’empathie notamment. Cela fera l’objet d’un prochain post !

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